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La réforme territoriale

 

dont l'Élysée, pourtant déjà polarisé sur 2012, est peut-être en train de sous-estimer l'importance.

Les   nombreuses objections soulevées par les élus et leurs inquiétudes seraient à mille lieux des préoccupations des Français, toujours aussi inquiets des répercussions de la crise. Et donc sans grand risque politique. Mais la réalité est tout autre, avertissent politologues et sondeurs. Le bras de fer entre les élus et l'exécutif sur la taxe professionnelle pourrait avoir des conséquences dommageables pour le pouvoir en place, préviennent-ils. D'abord parce que cette nouvelle polémique vient s'ajouter à toute une série de controverses ayant déjà affaibli Nicolas Sarkozy. « La  fronde des élus locaux renforce dans l'opinion l'impression d'une cacophonie croissante à droite », souligne Jérôme Fourquet. « Il n'est jamais très bon, ensuite, de liguer contre soi les maires, qui sont les élus les plus proches et les mieux considérés de la population », poursuit-il. « Nicolas Sarkozy risque d'apparaître comme coupé des réalités du  terrain », renchérit François Miquet-Marty. Enfin et surtout, le débat sur la suppression de la taxe professionnelle,une mesure à l'origine plutôt consensuelle tant cet impôt est décrié à droite comme à gauche depuis des décennies, « est en train de déraper et d'échapper à ses initiateurs »,relève Brice Teinturier. La question des compensations est devenue centrale. « De plus en plus de Français commencent à se demander si au final ce ne sont pas eux qui paieront l'addition » ajoute-t-il. L'opposition fait, en tout cas, tout pour les en convaincre. » (Les Echos). Erik Izraelewicz,l'éditorialiste de La Tribune (18/11) relève que Nicolas Sarkozy n'hésite pas, généralement, à affronter l'adversité. Cette fois-ci, le président de la République a préféré s'abstenir. Courage, Fillon. Le chef de l'État recevra finalement quelques élus, dûment sélectionnés, vendredi à l'Élysée, en son territoire. Le territoire justement, c'est ce qui oppose, depuis plusieurs semaines maintenant, avec une violence inhabituelle, l'exécutif et les élus locaux. Au jourd'hui, les élus locaux, de droite comme de gauche, sont pourtant, unanimes ou presque, vent debout contre ces trois réformes. Il y a bien sûr, derrière leurs hauts cris, quelques doses de conservatisme, voire de corporatisme, la difficulté aussi d'accepter, en période de crise, des bouleversements radicaux. Mais il y a aussi des réformes mal préparées, mal négociées. On savait ce que l'on allait supprimer sans savoir exactement par quoi on allait le remplacer. Il y a surtout une attitude hautaine et maladroite à l'égard des élus locaux. Les élus de base, gestionnaires des aides sociales notamment, ont pour eux la proximité avec leurs électeurs. Ils sont des agents d'influence

 

Tag(s) : #actualités nationales

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