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L'opposition s'abstient dans le vote du budget primitif 2010

 

Malik Mersali s'est livré a un exposé précis et détaillé du budget de l'année 2010 pour la commune.

Photo Y.B.

 

2010032621165845Des chiffres, des chiffres... mais pas seulement. Des tacles, des joutes verbales et parfois même des huées... Jeudi soir, le vote du budget primitif 2010, était loin d'être des plus soporifiques.

Même si certains nageaient en eaux troubles, d'autres ont su garder la tête hors de l'eau, à l'image de Malik Mersali, adjoint aux finances. Mais s'il a tenu le haut de l'affiche durant plus d'une heure, les acteurs principaux de cette soirée "d'arithmétique" Loïc Gachon, le maire, et Christian Borelli, leader de l'opposition (groupe UMP-RDV) étaient en grande forme. Il n'en reste pas moins que le vote du budget s'impose comme un événement majeur dans la vie d'une commune, qui plus est dans un contexte de crise, avec en toile de fond la suppression de la taxe professionnelle.

Pas d'augmentation d'impôts en 2010

Alors que dans d'autres villes, la situation est compensée par une augmentation d'impôt, la municipalité vitrollaise ne souhaite pas appliquer cette politique. "Le budget est avant tout un message politique fort. Depuis 2002, les impôts n'augmentent pas à Vitrolles. Dans un contexte international de crise, c'est à souligner, a estimé, Alain Arezki, conseiller municipal, délégué aux relations institutionnelles. Ceux qui se reconnaissent dans la République doivent se reconnaître dans ce budget." Mais ce n'était visiblement pas le cas de Christian Borelli rétorquant : "Je vais vous apporter mes feuilles d'imposition et vous verrez s'ils n'ont pas augmenté." Si pour le maire, les taux d'imposition n'ont pas grimpés ces dernières années, il a néanmoins émis un bémol: "La communauté du Pays d'Aix a augmenté la taxe des ordures ménagères, ce qui n'est pas de notre ressort. Il me semble que Maryse Joissains n'est pas du même bordpolitique que la majorité de ce conseil."

Les grands projets

Si les impôts ne sont pas revus à la hausse, Loïc Gachon a cependant souligné qu'il s'agissait "d'un budget de crise." D'ailleurs, sur un budget global de 131M€, 75M€ sont réservés au fonctionnement et 56 M € à l'investissement, injectés notamment dans les grands projets. Sans vouloir faire de "catalogue à la Prévert", le premier adjoint Jean-Claude Mondoloni, a donc annoncé les principaux travaux : la réfection des Ormeaux II, la restauration de la place de l'Hôtel de Ville, d'un coût de 600 000 €, la réhabilitation du quartier des Romarins (1,5 M€), la mise en conformité des feux tricolores, le chauffage dans les écoles ou encore la toiture du Moulin à Jazz. Pourtant, "les priorités de la municipalité, ne sont pas celles de l'opposition", comme l'a souligné Christian Borelli. Vous ne nous avez pas consultés. Nous aussi nous aurions pu proposer des projets. Le système "vous décidez, on vote", ça ne marche pas avec nous."

"L'abstention n'est pas réellement un avis"

De fait, contrairement à l'année dernière où l'opposition a voté contre le budget, cette année elle s'est abstenue, mettant également en avant un autre fait contrariant: une histoire de retard de document. "On s'abstient, car nous n'avons pas eu tous les éléments ou avec des chiffres différents, lorsqu'on les a eus", a souligné Alain Césari, groupe RDV.

Des arguments qui ne tiennent pas la route pour le jeune maire, qui a durci le tonen s'adressant à Christian Borelli: "Dans ce contexte de crise, vos collègues de l'opposition qui siègent au Conseil général ont voté pour le budget. Je déplore que vous n'ayez pas la même analyse. Vous parlez d'un manque d'information : mais à quel moment vous êtes-vous rapproché des services concernés ou de Malik Mersali? C'est bien le seul document que vous auriez pu aller chercher". Il a clairement mis en évidence "l'incapacité" de Christian Borelli, "à faire une analyse", ajoutant que pour lui "l'abstention n'est pas réellement un avis".

 Et pour enfoncer le clou, il semblerait que les élus de l'opposition n'aient pas pris la peine de se rendre à la commission des finances au cours de laquelle le budget a été abordé, où ils auraient eu l'occasion de proposer des projets. Et Christian Borelli de brandir "de toute façon, même la plupart des élus de la majorité n'ont rien compris au budget".Piqués au vif, ces derniers se sont mis à huer le conseiller municipal d'opposition, qui, bon prince, a préféré rire de la situation. Quant à Malik Mersali, il a ajouté qu'effectivement "les chiffres, il fallait ce les farcir", saluant au passage "l'efficacité du service et le tirage des documents à 470 exemplaires."

Un emprunt de 8 M €

Si l'opposition s'est abstenue pour le vote du budget, laissant Loïc Gachon à la conclusion "nos concitoyens jugeront", reste que pour ce qui est de la fiscalité, elle a voté comme la majorité arrachant à Christian Borelli: "Vous voyez de temps en temps on fait l'unanimité". Le maire n'a pas hésité à féliciter de manière ironique, ce qu'il qualifie de "geste citoyen élémentaire". Justement, dans ce cadre, le budget reste appuyé sur la fiscalité des ménages (24,7M€) et sur les entreprises, avec reversement de la TP (30,8M€). Elle devrait rapporter 24,713 millions d'euros en 2010, soit 1.2% de plus que l'an dernier. Pour 2010, la ville aura encore recours à l'emprunt à hauteur de 8M€, avec un autofinancement de 7,6M€ et un remboursement de la dette de 5,5M€. Retrouvez dans une prochaine édition, la suite du conseil municipal, avec notamment, les subventions accordés aux associations.

 

 

Narjasse KERBOUA et Lionel MODRZYK  La  Provence  29 mars 2010
Tag(s) : #Vitrolles

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